mercredi 2 mars 2016

Avertissement

Normalement, dans un blog, les articles les plus récents sont ceux qui apparaissent en premier, les plus anciens étant accessibles à la fin par un menu déroulant.
Par contre, pour faciliter la lecture, les articles de ce blog, maintenant terminé, sont classés par ordre chronologique.
Pour cela, les dates d'édition ont été modifiées, les articles plus anciens devenant les premiers à la lecture. Ce qui fait que la mention de bas de page "articles plus anciens" renvoie en fait aux articles plus récents.


Introduction générale de Jean-Marie Mengin



Hormis le GR 5 (Mer du Nord – Méditerranée), le GR 7 (Vosges – Pyrénées) et brièvement le GR 59 (Vosges-Jura), le massif vosgien est parcouru du nord au sud par d’autres GR, créés par le Club Vosgien :
-          le GR 53 (partie nord du sentier au rectangle rouge)
-          le GR 531 (sentier au rectangle bleu)
-          le GR 532 (sentier au rectangle jaune)
-          le GR 533 (sentier au rectangle vert).

 Ce sont ces quatre GR que je vous propose de découvrir, ainsi qu’un autre sentier personnel, mon Parcours nord-sud des Vosges, que j’ai prospecté de 1989 à 1992, non balisé et non reconnu.




GR 53

GR 53

Sentier des Vosges du Nord

(Wissembourg - Schirmeck)

-167 km-



Le GR 53 est le tronçon nord du sentier au rectangle rouge, parcours nord-sud du massif vosgien. Créé en 1897 par le Club Vosgien, ce parcours, précurseur des sentiers de grande randonnée, reliait Wissembourg à Masevaux.
Lors de la création du GR 5, le tronçon Wissembourg - Saverne a été homologué GR 53 en 1950. En 1954, il a été prolongé jusqu'au col de l'Engin, où il rencontre le GR 5 en provenance d'Abreschviller. Il suit avec lui un parcours commun jusqu'à Schirmeck.
  
Le GR 53 parcourt les Vosges du Nord et les Vosges moyennes, en grande partie dans le parc naturel régional des Vosges du Nord.

Je l'ai parcouru, hormis la première journée en 1977, en compagnie de Viviane, de novembre 1980 à février 1982, alternativement (au départ de Saverne) vers le nord ou vers le sud. 

        

GR 53. Première partie

Première partie
vers le sud


Saverne - Schirmeck


Dimanche 24 juillet 1977 : Saverne - auberge du Nideck.

A 7h30, départ de Saverne (département du Bas-Rhin) avec mon beau-frère Jacky sur le GR 53. Nous allons parcourir pour la journée les Vosges moyennes gréseuses.
Le socle du massif, formé de gneiss et de granite, disparaît sous le grès de l'ère secondaire.
Nous pénétrons dans la forêt et grimpons un sentier sous les résineux et les feuillus qui nous mène au château du Haut-Barr (457 m).
Château du XIIe siècle, il est construit sur trois énormes rochers hauts de 30 mètres, accessibles de la cour par des escaliers, reliés entre eux par le « pont du Diable ».
Nous parcourons ce château où, du haut des rochers, nous avons une vue panoramique remarquable. Nous nous engageons ensuite vers la tour du télégraphe Chappe, une des 46 stations du télégraphe installé en 1798 qui reliait Paris à Strasbourg. Nous pénétrons dans la tour, que l’on peut visiter.
Nous nous dirigeons maintenant vers les ruines du Grand et du Petit Geroldseck. Nous atteignons le carrefour de la Table des Sorcières, montons vers le Brotschberg, tour-belvédère construite en 1897 par le Club Vosgien. On passe à la grotte du Brotsch puis à la maison forestière Schaeferplatz. Arrivés à un carrefour de routes forestières, on découvre un hêtre de 350 ans et de 6 mètres de circonférence.
On atteint la M.F.(maison forestière) Haberacker, un lieu qui ne m’est pas inconnu : lors d'un raid lorsque j'étais à l'armée, en décembre 1970, nous y avions passé une nuit, dans le foin.
Contournant le Geissfels, Jacky et moi arrivons au hameau de La Hardt (département de Moselle). Nous descendons dans une vallée et remontons à travers des pâturages jusqu'à La Hoube, station touristique.
On traverse deux vallons  et on rejoint le rocher de Dabo (536 m à la base), surplombé par la chapelle St Léon (647 m). Vaisseau fantôme sorti de la nuit des temps, semblant échoué à marée basse, il rappelle l'arche de Noé bloquée sur le mont Ararat. Ce promontoire rocheux a attiré les hommes depuis l'aube de la vie. Si les Gallo-romains et les Celtes avaient élu domicile en ce lieu, l'homme de la préhistoire avait déjà occupé le site.
Dabo est le village le plus élevé du département de Moselle.
Nous pénétrons à nouveau en forêt et nous arrêtons pour pique-niquer à proximité, sur un agréable tapis de mousse épaisse et très verte qui donne envie de s'allonger.

Dans l'après-midi, nous passons à la croix du Loup puis au col de la Schleif et atteignons la M.F. Rosskopf. Traversant le ruisseau de la Mossig, nous pénétrons à nouveau dans le Bas-Rhin.
L'itinéraire nous conduit par un sentier à flanc de montagne aux limites d'une vaste clairière, au-dessus de la commune de Wangenbourg-Engenthal que nous allons maintenant longer pendant plusieurs kilomètres. La fatigue commence à se faire sentir.
Il nous faut encore gravir les flancs du Schneeberg par un chemin forestier. Nous atteignons un col et grimpons au sommet. Le rocher du Schneeberg (961 m) est le plus haut sommet de la région. Emergeant de la forêt au milieu de belles pelouses, ce rocher est un haut lieu druidique et tellurique, source de légende locale, connu pour ses sabbats de sorcières… Le rocher sommital est une pierre tremblante...qui ne bouge plus !
Il nous reste à descendre sur l'autre versant pour rejoindre la M.F. du Nideck. Par un beau chemin sous les sapins, le GR descend vers les châteaux du Nideck, ruines du XIIIe siècle sur un rocher escarpé dominant de profondes forêts. Le sentier continue en lacets serrés jusqu'au pied de la cascade éponyme qui, d’une hauteur de 25 mètres, se jette du haut d’une muraille de porphyre. On atteint peu après l'auberge du Nideck, dans la vallée de la Hasel.

Nous y arrivons, complètement fourbus, à 17h30, après 40 km de marche. Nous nous arrêtons sur la terrasse pour nous désaltérer. Nous téléphonons au beau-père, à Phalsbourg, pour qu'il vienne nous rechercher en voiture. Il arrivera une heure plus tard, furieux. Il avait en effet prédit que nous ne dépasserions pas une quinzaine de kilomètres avant de faire appel à lui !

*****

Mardi 11 novembre 1980 : Auberge du Nideck - Baraque Carrée.

Plus de trois ans après.
C'est un jour férié : retour sur le GR 53 avec Viviane, Jacky et Lucien.
Trajet avec deux voitures : nous en laissons une à la Baraque Carrée, l'autre à l'auberge du Nideck.

Viviane, Jacky, Lucien et moi commençons à marcher à 9h15, au départ de l'auberge du Nideck.
Au bout de 500 mètres, nous traversons la Hasel que nous allons longer jusqu'à Oberhaslach. La végétation d'automne est blanchie par le givre resplendissant sous le soleil. On entend au loin la fanfare des anciens combattants devant le monument aux morts.
Le GR traverse Oberhaslach puis suit un chemin qui mène en 45 minutes à Urmatt, dans la vallée de la Bruche. A partir de là, il s'oriente dans une direction générale ouest et nous mène dans la vallée du Eimerbaechel où il rejoint la maison forestière Kappelbronn. Nous mangeons en cours de route un repas sorti du sac.
Nous montons alors en zigzag en un fort dénivelé jusqu'à la Porte de Pierre (858 m).C'est une roche de grès rose, curieusement excavée, torturée par l'érosion, offrant l'aspect d'une porte triomphale à trois piliers coiffés d'un imposant linteau. Au pied du rocher, une cupule creusée par les intempéries ou par l'Homme fait penser aux vestiges d'un culte. Oeuvre de la nature, ce monument a dû largement influer sur l'esprit des peuples celtes des Vosges...

Par un chemin forestier le long d'un petit muret en pierres sèches, nous atteignons en trente minutes le Rocher de Mutzig (1010 m). C'est le plus haut sommet des Vosges sur la rive gauche de la Bruche. C'est aussi le point culminant du GR 53. La vue plane jusque vers le Champ du Feu ou le plateau lorrain.
Nous descendons vers le col du Narion où se rejoignent de nombreux chemins. Nous longeons le balcon du Narion et du Noll, atteignons la limite départementale entre le Bas-Rhin et la Moselle. Nous descendons alors par un sentier étroit taillé dans les rochers vers la Baraque Carrée, large carrefour de chemins forestiers occupé par un abri en bois. 
La descente dans les rochers s'est chargée de la sciatique de Lucien !
Il est 17h30. Nous retrouvons une de nos voitures.

*****

Vendredi 14 août 1981 : Baraque Carrée - col entre les deux Donon.

Dans l'après-midi, départ avec Viviane, Ploum, Gilbert Ardouin et Katia pour une marche dans les Vosges jusqu'à dimanche. Nous laissons une voiture au Hohwald et rejoignons la Baraque Carrée. Ploum et moi emmenons la deuxième voiture à la M.F. Grossmann (pour des raisons de sécurité). Nous rejoignons nos compagnons qui nous attendent en forêt.

A 19h30, sacs à dos sur les épaules, Ploum, Gilbert Ardouin, Katia, Viviane et moi commençons à marcher tous les cinq sur le GR 53, depuis la Baraque Carrée, par un chemin à flanc de montagne sous forêt. Katia, marchant en petites chaussures (presque de ville !), se demande dans quel guêpier on a bien pu l'entraîner !
On arrive au col de l'Engin : jonction avec le GR 5 en provenance d'Abreschviller, sur la limite départementale entre Bas-Rhin et Moselle. Le GR 53 et le GR 5 ont un parcours commun jusqu'à Schirmeck*.
Promenade tranquille sur un chemin forestier. Nous arrivons au col entre les deux Donon (823 m), en pleine forêt, à 20h30.
Nous installons notre campement au col, où nous allons passer une agréable soirée en forêt. Ploum, Gilbert et  Katia dorment sous une tente, Viviane et moi sous l'autre.

* Cette randonnée, depuis le col de l'Engin jusqu'à Schirmeck, est identique à celle décrite dans le blog du GR 5, parce qu'effectuée en même temps au titre des deux GR.

Samedi 15 août 1981 : Col entre les deux Donon - Schirmeck.



Après avoir pris le petit déjeuner dans la nature et plié les tentes, nous partons vers 9h15. Il fait beau et le temps sera chaud.
On grimpe en lacets jusqu'au sommet du Donon (1009 m), antique centre culturel des Celtes : temple à Mercure, vestiges gallo-romains, table d'orientation, point de vue remarquable.
Visage insolite du Donon : un ancien musée en forme de temple grec, construit en 1869. Heureusement, la souscription publique à l'époque n'a réuni que 400 F. Autrement, la montagne aurait été défigurée par quelque chose de plus grandiose encore !
On redescend ensuite sur l’autre versant par un magnifique sentier dallé de grès. De grands blocs rocheux traînent dans la forêt. On passe à la Pierre des Druides (rocher à cuvettes) puis au col du Donon, important carrefour routier.
Du col, un petit sentier sur la droite descend vers la vallée. Il fait chaud et les sacs à dos sont lourds. On se rafraîchit à un ruisseau sur les tempes et les poignets. On contourne Grandfontaine ; après la route du col, on s'engage sur un sentier à flanc de colline qui, à travers la forêt, mène à Wackenbach-Haut. Nous mangeons dans la nature puis aboutissons sur la N392 que nous suivons jusqu'à Schirmeck, dans la vallée de la Bruche.
C'est ici la fin du GR 53.

Nous continuons notre parcours sur le GR 5, jusqu'au Hohwald où nous arriverons demain.



Fin de la première partie
vers le sud

Saverne - Schirmeck



GR 53. Deuxième partie

Deuxième partie
vers le nord



Saverne - Wissembourg


Samedi 27 juin 1981 : Saverne - Graufthal.

Départ de Saverne à 15h30 avec Viviane pour deux jours, sur la partie nord du GR 53.
La ville de Saverne a une position géographique et stratégique importante. Les Romains y créèrent une ville fortifiée qui commandait la route reliant la plaine rhénane au plateau lorrain.
Dans une végétation humide, sous un ciel instable, nous grimpons au « Saut du Prince Charles », célèbre rocher à légende : falaise de 15 mètres de haut dominant une antique voie romaine et abritant une grotte-sanctuaire, lieu de pèlerinage au Moyen Age. Au pied du rocher, de profondes ornières témoignent du passage de l'ancienne route du col, construite en 1524.
On arrive ensuite à une levée de terre, le fossé des Pandours, à hauteur du col de Saverne.
C'est un ensemble d'anciennes fortifications (fossé et remblai) qui, dès les temps préhistoriques, devaient barrer le passage du col. En 1744, les Pandours (Hongrois et Croates) cherchèrent à arrêter ici les troupes françaises venant de Lorraine.
A hauteur de la M.F. Kaltwiller, on franchit la RN4.
La montagne se resserre au col de Saverne où elle n'est large que de quatre kilomètres, formant le passage le plus étroit du massif vosgien, entre le plateau lorrain et la plaine d'Alsace.

On pénètre dans les Vosges du Nord.
Faiblement soulevées à la suite du plissement alpin, elles se composent de bancs de grès découpés par des vallées profondes, l'érosion sculptant des hauteurs de forme tabulaire ou arrondie, recouvertes de forêts. Les parties les plus résistantes des roches gréseuses ont formé des escarpements, sites de nombreux châteaux-forts.
Au lieu-dit la Colonne, le GR suit la petite route départementale qui franchit l'autoroute A4 et entre dans le parc naturel régional des Vosges du Nord.
Le GR emprunte la route forestière du Fallberg, site riche en vestiges archéologiques, puis descend par un sentier dans le vallon du hameau de Oberhof, entouré de belles prairies. A partir de là, il longe la Zinsel du Sud en un parcours humide et boueux jusqu'à Graufthal : village coincé au débouché des vallons du Rehbach et de la Zinsel, dominé par de magnifiques rochers de grès, célèbre pour ses maisons troglodytiques creusées dans les rochers.

Il fait chaud et lourd. Nous faisons une halte dans un restaurant et buvons deux bières chacun. Quand nous en sortons, nous avons les jambes coupées.
Le ciel devient menaçant. Il va être temps de s'arrêter. On quitte le village par une route forestière le long de nombreux étangs, et on grimpe dans la forêt. Nous observons pendant un moment un renard en chasse qui ne semble pas nous avoir vus. Nous débouchons à 19h30 dans une clairière, au moment où la pluie se met à tomber. Nous montons rapidement la tente dans l'herbe, aux abords des sapins.
Nous passons la soirée sous la tente. Dans la trouée forestière en face de nous, j'aperçois un chevreuil qui poursuit une chevrette. Tiens, eux aussi s'occupent sous la pluie !


Dimanche 28 juin 1981 : Graufthal - Kohlthalerhof.

Nous quittons la clairière à 8h30, traversons la route forestière du Weyerkopf. Le temps s'éclaircit. Nous descendons sous forêt par l'autre versant jusqu'à l'étang du Moulin de la Petite-Pierre, dans un beau vallon. Nous atteignons le hameau de Kohlthalerhof, au pied de La Petite-Pierre.

A partir de là, nous retournons à Saverne par d'autres sentiers (Oberhof - M.F. Wolfenhütte). Nous y arriverons à 14h30.

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Dimanche 12 juillet 1981 : Kohlthalerhof - Erckartswiller.

A 15h, Viviane, Gilbert Ardouin et moi commençons à marcher depuis Kohlthalerhof.
Nous grimpons en zigzag jusqu'au rocher du Corbeau et atteignons le replat des jardins de l'Altenburg (une ancienne redoute disparue). Nous arrivons à La Petite-Pierre,  passons à proximité du château bâti sur un éperon rocheux, et nous traversons le village.
Zone de contact entre Lorraine et Alsace, les Vosges du Nord offrent un habitat marqué à la fois par la maison vosgienne et celle de la plaine d'Alsace : influence lorraine mais cachet alsacien, avec l'utilisation abondante du grès rose.
Nous empruntons un sentier sous forêt qui nous mène à Erckartswiller. Franchissant un pont, nous entrons dans le village.

De là, nous retournons à notre point de départ, en passant par le parc animalier de La Petite-Pierre. Nous y sommes de retour à 19h.

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Samedi 18 juillet 1981 : Erckartswiller - Lichtenberg.

Retour à Erckartswiller dans l'après-midi avec Viviane, Jean-Lionel (10 ans), son copain Alain, ainsi que mon filleul Alain (13 ans).
Nous traversons le village en voiture et commençons à marcher à 16h30, à l'orée de la forêt, sur un chemin forestier au sable rouge (sol gréseux). Le temps, orageux, est de plus en plus lourd. Nous atteignons le rocher d'Ochsenstatt juste au moment où l'orage éclate. Une grotte providentielle, creusée à la base du rocher, nous permet de nous abriter. Nous allons y passer une heure. Les garçons en profitent pour y faire un feu.
Quand la pluie s'arrête, nous repartons au travers de larges étendues forestières. On arrive ainsi à la lisière de la forêt, longeant des prés. On débouche dans la vallée de la Moder sur le village de Wimmenau que l'on traverse entièrement.
Passant d'abord sous une hêtraie puis une sapinière où nous découvrons des vestiges de tranchées, nous poursuivons dans une belle forêt de conifères, composée de sapins, d'épicéas et de pins.
Jean-Lionel commence à râler. Les deux autres se foutent de lui.
Après le passage d’une crête, nous atteignons la M.F. Buxenberg, au bord d'une petite route. Un peu plus loin, après un terrain de football, nous parvenons à la lisière de la forêt, en bordure d'une prairie dominant Lichtenberg. Beau panorama sur le village et son château du XIIe siècle.

Il est 19h30. Nous installons  notre camp sur le pré, derrière un bosquet : une tente pour les trois garçons et une pour Viviane et moi. Nous pique-niquons devant les tentes et passons la soirée aux abords du camp.
Les garçons mettent du temps à s'endormir : rigolades et engueulades...


Dimanche 19 juillet 1981 : Lichtenberg.

Au matin, plaintes et jérémiades... Il a plu pendant la nuit : toile mouillée, humidité, froid, etc.
Mais c'est vite oublié ! On prend le petit déjeuner, on replie les tentes.
A 9h30, on emprunte le GR sur 500 mètres jusqu'à la route.

Puis on effectue notre marche de retour par Quatre-Vents et Sparsbach, jusqu'à Erckartswiller où nous arrivons à 16h.

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Mercredi 19 août 1981 : Lichtenberg - Mühlthal.

A 14h, après le travail, Viviane et moi sommes de retour sur le GR 53 pour une après-midi de marche.
Après Lichtenberg, le sentier rejoint le hameau de la Picardie et descend à travers prés puis sous forêt dans la vallée du Rothbach, au lieu-dit Pulverbrücke. Il remonte sur l'autre versant sous les flancs du Burgerwald, et longe une crête boisée le long de la limite départementale.
Franchissant cette limite, le GR pénètre dans le département de Moselle et dévale à flanc vers Mühlthal, hameau du vallon de la Zinsel du Nord. Passant entre deux étangs, il franchit ensuite la Zinsel et débouche sur la route départementale, à côté d'un restaurant.

De là, nous retournons à Lichtenberg par d'autres sentiers, passant par Eselsplatz et Rothbach. Nous y arrivons à 20h, après 6 heures de marche au total.

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